Une petite réflexion du soir. Au fil du temps, j’ai lu des tonnes de commentaires sur les articles de Slashdot, pour/contre les Solid Snake State Drives (SSD), et il semble émerger un semi consensus qui veut que ce soit «maintenant plus fiable que les disques durs normaux, surtout avec le wear levelling, uhm uhm».

Est-ce que le wear levelling est implanté directement au niveau du matériel (ex: dans la puce qui constitue le SSD des Dell Inspiron Mini 9, ou Asus EEE PC), ou bien est-ce que c’est quelque chose géré par le kernel Linux, ou Ubuntu, ou bien faut-il utiliser un système de fichiers spécialisé? Cette dernière option me semblerait improbable: Windows n’a pas de système de fichiers décent, après tout, et l’article de Wikipédia sur le wear levelling mentionne que certains systèmes utilisent un microcontrôleur pour gérer ça matériellement (et donc de manière transparente au système de fichiers). Je dois donc supposer que Dell et compagnie utilisent des disques durs qui utilisent du wear levelling au niveau du matériel.

Un consommateur, de nos jours, devrait-il se fier aveuglément à ce qui est prétendu par les manufacturiers en termes de robustesse? Est-ce qu’on va tous se réveiller un matin dans 2 ans avec un SSD mort, dans lequel cas la technique «foutre le disque dur dans le congélateur» ne pourra en rien nous aider à récupérer les données, et aucun «clac clac inquiétant» ne nous avertirait à l’avance de la mort imminente?

Un commentaire a attiré mon attention: supposant que puisque les SSD «perdent des secteurs» au lieu de mourir subitement et entièrement, alors lorsqu’il n’y aurait plus de secteurs de remplacement disponibles, la capacité du disque dur diminuerait, simplement sans pertes de données:

Generally speaking, solid state media don’t fail. You lose sectors over time and these get replaced from the resevoir. When the resevoir runs out, the size of the available space shrinks, but AFAIK, data doesn’t get corrupted when a sector gets stuck. AFAIK, the only way you get data corruption in a SSD is from power fluctuations causing a bad write.

D’un autre côté, les commentaires sur la fiabilité semblent partagés. Une majorité de gens (au moins sur Slashdot) raconte ne pas encore avoir eu de problèmes après des mois (3 à 8 typiquement) d’usage, alors qu’il est possible de trouver, sur le web, des histoires d’horreur de SSDs qui meurent après trois semaines. Je suis curieux d’avoir d’autres avis là-dessus.

D’autres commentaires par rapport à la performance pour les cas hors des “écritures soutenues” sont également encourageants:

Did you look at the “real world” benchmark results? The Samsung SSD drive destroyed** the traditional drive by 400%-500% in 6 tests (including OS startup, app loading, gaming) and was about equal in the other two (media center and video editing).

Unless you know of some special reason why sustained write speed is critical, you should probably be looking more closely at access time, where SSD blows mechanical drives out of the water.

No doubt, mechanical drives still rule capacity/price, but with the growth rates of the two technologies over the past several years, SSD could take over soon.

Franchement, quand j’aurai tué mon Thinkpad, il faudra que je considère sérieusement l’acquisition d’un netbook, probablement chez Dell puisqu’ils supportent Ubuntu, et que leur offre actuelle (le Inspiron Mini 9) a déjà beaucoup de sens. Écran à diodes électro luminescentes, portabilité extrème, processeur Atom, disque solid state*, un prix modique et probablement une robustesse appréciable (dûe à la petitesse de la bête, au fait que les charnières de l’écran semblent conçues décemment, et que certaines parties du chassis sont possiblement en alliage de magnésium), pour un étudiant, c’est parfait.

*: d’ici à ce que ce Thinkpad meure, les prix auront certainement chuté et les capacités de base augmenté. 4 Go pour tenir Ubuntu, c’est quand même un peu serré.

**: destrooooyed, comme dit l’annonceur.