Je viens enfin de saisir l’utilité du TrackPoint (le téton, pour les intimes). Intuitivement, je me disais que ça devait juste être une fonctionnalité pour les dinosaures, ces gens d’affaires qui traînent des Thinkpad au look plus que conservateur, et qui ne se seraient jamais adapté au pavé tactile (touchpad/trackpad).

À bien y réfléchir, le secret réside dans le mode de vie des gens d’affaires, c’est-à-dire tout le temps sur la route dans des espaces restreints.

Ça vient de me frapper alors que j’étais en train de mettre en forme des notes de cours depuis dix minutes.

Je suis dans un autobus où j’ai tout juste l’espace pour être assis confortablement; le bord de ce laptop est accoté contre mon abdomen (musclé) et mes paumes reposent sur le palmrest. Je suis capable de manipuler fermement n’importe quel élément graphique sans enlever mes mains du clavier. L’index de la main droite déplace le curseur et les pouces se chargent des clics (ils ont rudement bien prévu la longueur de mes pouces, dis donc).

Je le répète: je suis en mesure d’utiliser la souris, dans un autobus qui tremble, avec une grande précision et sans déplacer mes mains du clavier. Combinez ça à un agencement dvorak, et vous avez le summum du geek claustrophobe ergonome. Woaw. Et ça m’aura pris seulement près de 21 ans à comprendre l’attrait d’un trackpoint: un substitut de voyage au touchpad (qui, en temps normal, est bien plus agile, rapide et versatile).